Notre Lignée

Ici vous trouverez l'arborescence des Maîtres ayant reçu la Transmission du Dharma depuis le Bouddha Shakyamuni jusqu’à notre Enseignant Federico Dainin Jôkô Sensei.

Le lien ininterrompu de la Transmission confère une légitimité, certes, mais avant toute chose il est le symbole merveilleux du lien de la grande famille des enfants du Bouddha.
De l’Inde d’il y a presque trois mille ans, jusqu’au Paris d’aujourd’hui, le Dharma a été transmis avec générosité  pour le bien de tous les êtres.

Patriarches Indiens

BouddhaShakyamuni, 

Mahakasyapa, Ananda, Shanavasin, Upagupta, Dhitika, Mishaka, Vasumitra, Buddhanandi, Buddhamitra, Parshva, Punyayasha , Anabodhi, Kapimala

Jusqu’à Kapimala, 14ème Patriarche, la lignée-racine est la même pour la quasi totalité des lignées bouddhistes toute tradition confondue

 

Nagarjuna, Kanadeva, Rahulabhadra, Samghanandi, Samghayathata, Kumaralata, Shayata, Vasubandhu, Manorata, Haklenayasha, Simhabodhi, Bashashita, Sunyamitra, Prajnadhara, Bodhidharma 

 

Ramification Chinoise 

 

Bodhidharma (470-532)  

Eka (Hui-K’o) (487-593), Sosan (Seng-Ts’an) (? -606), Doshin (Tao-Hsin) (580-651), Gunin (Konin) (Hung-Jen) (601-674), Eno (Hui-Neng)(638-713), Seigen Gyoshi (Ch’ing-Yûan Hsing-Ssu) (660-740), Sekito Kisen (Shih-T’ou Hsi-Ch’ien) (700-790), Yakusan Igen (Yûeh-Shan Wei-Yen) (745-828), Ungan Donjo (Yûn-Yen T’an-Sheng) (780-841), Tozan Ryokai (Tung-Shan Liang-Chieh) (807-869), Sozan Honjaku (Ts’ao-Shan Pen-Chi) (840-901), Ungo Doyo (Yûn-Chû Tao-Ying) (? -909), DoanDohi (?), Doan Kanshi (?), Ryozan Enkan (Liang-Shan Yûan-Kuan) (?), Taiyo Kyogen (943-1027), Toshi Gisei (1032-1083), Fuyo Dokai (Fu-Ying Tao-Kai) (1043-1118), Tanka Shinjun (Tan-Hsia Tzu-Ch’un) (? – 1119), Wanshi Shogaku (Hung-Chih Cheng- Chûeh) (1091-1157), Shingetsu Shoryo (Chen-Hsieh Ch’ing-Liao) (?), Tendo Sokaku (?), Setcho Chikan (1105-1192), Tendo Nyojo (T’ien-T’ung Ju-Ching) (1163-1228)  

Ramification Japonaise

Eihei Dôgen (1200-1253)

Réformateur du zen japonais et fondateur de l'école Sôtô.  

Né en 1200 de la haute aristocratie japonaise, Dôgen entra adolescent comme novice au Mont Hiei, le monastère de l'école Tendai. Il se rendit par la suite auprès du maître Ryônen Myôzen (1184-1225) au Kenninji où il s'initia au zen. Avec Myôzen, il se rendit en Chine en 1224. Il y demeura trois ans et reçut la transmission du maître Rujing (1163-1228, jap. Nyojô). À son retour, il demeura près de Kyôto où il fit construire le premier monastère spécifiquement zen au Japon, le Kôshôji. En 1243, il partit avec ses disciples dans la province d'Echizen (l'actuelle préfecture de Fukui) où il fit construire le monastère du Daibutsuji rebaptisé par la suite en Eiheiji. Il mourut en 1253.

Koun Ejô (1198-1280). 

Ejô appartenait à l'école zen de Dainichi Nônin (dite Daruma-shû) lorsqu'il rejoignit Dôgen dans son monastère de Kôshôji en 1234. Son plus fidèle disciple, il fut appointé comme chef des moines du Kôshôji en 1236 et assista Dôgen dans la compilation de son Shôbôgenzô. Il lui succéda comme second abbé d'Eiheiji. Les dernières années de sa vie furent marquées par le conflit qui perdura entre Gikai, son successeur, et ses autres condisciples. Après avoir abandonné sa charge d'abbé, il dut finalement la reprendre après le départ quelque peu forcé de Gikai. Il est l'auteur du "Samâdhi de la réserve lumineuse" (Kômyôzô zammai, 1278). On lui doit également un "Recueil des choses entendues à propos du Shôbôgenzô" (Shôbôgenzô Zuimonki), une compilation d'impromptus de Dôgen, composée à la fin des années 1230, toujours considérée comme une introduction "lisible" à la pensée du maître.

 

Tettsû Gikai (1219-1309) 

D'une branche du clan Fujiwara établie dans la province d'Echizen et l'un des disciples d'Ekan de l'école Daruma-shû. Lorsque l'école fut persécutée, Ekan et plusieurs de ses disciples, dont Gikai, rejoignirent la communauté du Kôshôji. À Eiheiji, il occupa les fonctions de cuisinier (jap. tenzo) ; il y reçut la transmission d'Ekan en 1251. Après la mort de Dôgen, Ejô lui conféra sa propre transmission en 1255. Gikai voyagea ensuite quelques années et se rendit peut-être en Chine. À son retour à Eiheiji, il édifia de nouveaux bâtiments et introduisit de nouveaux rituels. En 1267, il succéda à Ejô comme troisième abbé mais un conflit surgit avec ses anciens condisciples. Finalement il dut partir après cinq ans passés à la tête d'Eiheiji. Il s'établit alors une vingtaine d'années, avec sa mère, dans un ermitage non loin d'Eiheiji. Il convertit par la suite un monastère shingon, en un monastère zen, le Daijôji, qui fut officiellement ouvert en 1293.

Keizan Jôkin (1264-1325) 

En 1271, il reçut la tonsure de Gikai, puis il devint quelque temps son assistant personnel à Eiheiji. Mais ce n'est qu'après diverses pérégrinations, à l'âge de trente-deux ans, qu'il le rejoignit finalement au Daijôji. En 1295, il reçut sa transmission et la robe (jap. kesa) de Dôgen déjà remise par Ejô à Gikai. Trois ans après, il lui succéda comme abbé du Daijôji. Puis il ouvrit le monastère de Yôkôji, dans la péninsule de Noto, auparavant un temple shingon, où il s'installa en 1317. Ce monastère restera le monastère principal des disciples immédiats de Keizan. Il ouvrit par la suite le monastère de Sôjiji, un ancien monastère de l'école Ritsu dans la province de Sagami (dans l'actuelle préfecture de Kanagawa) qui connut une longue destinée. Sôjiji fut officiellement inauguré en 1324. Keizan est l'auteur de plusieurs ouvrages, notamment Les trois méditations - Sankon zazen setsu, "Le recueil des points à observer dans la méditation" Zazen yôjinki, Le Recueil de la transmissiond e la Lumière , Denkôroku, une série de sermons dans le style des recueils de la lampe chinois, ainsi que "Les Règles pures du Tôkokuji" plus connues sous le titre des "Règles pures de Keizan" (Keizan shingi).
Sur Keizan, on pourra lire sa biographie publiée en 1915 en anglais par l'école sôtô ainsi que l'ouvrage de Bernard Faure consacré à l'imaginaire et à l'univers onirique de Keizan qui, selon sa formule, "vivait ses rêves tout autant qu'il rêvait sa vie".


Gasan Jôseki (1275-1365)

Taigen Sôshin (mort en 1371)


Baisan Mompon (mort en 1417).

L'une des plus importantes figures de l'école sôtô à la fin du XIVe siècle. Il était de la province de Mino (dans l'actuelle préfecture de Gifu) et prit les vœux au Genjiji, un monastère de l'école vinaya. Il étudia le zen à Sôjiji et succéda à Taigen Sôshin.En 1382, il devint l'abbé-fondateur (jap. kaisan) d'un monastère dans la province d'Echizen (dans l'actuelle préfecture de Fukui), en fait un ancien temple, qu'il rebaptisa en Ryûtakuji. Il fonda également le temple de Kongôji et fut l'abbé de Butsudaji. Baisan fut élu en 1390 onzième abbé de Sôjiji et il instaura dans ce monastère, avec les héritiers de Gasan, un système de rotation abbatiale. Les abbés furent alors choisis alternativement dans les principales lignées issues de Gasan. Il mourut le 7-9 de la 24e année de l'ère Ôei [1417]. L'époque est propice aux anecdotes miraculeuses. L'une d'elles veut que Baisan se soit une fois réfugié dans une maisonnée pour y passer la nuit. La maisonnée, perdue dans la campagne, était alors déserte. Mais le maître des lieux revint au milieu de la nuit, ivre mort. Il prit le moine pour un voleur, dégaina son sabre et trancha vif l'intrus. Le lendemain matin, il se réveilla pris de remord quand il vit, à sa grande surprise, Baisan calmement assis en méditation. Il s'écria : "Comment est-ce possible ?" mais Baisan ne répondit pas, se contentant de sortir de ses manches une petite statuette de Kannon qu'il portait toujours avec lui. La statuette était tranchée en deux. L'homme se prosterna et devint – évidemment – le disciple de Baisan. Baisan avait une particulière dévotion pour la méditation. Dans le code monastique qu'il rédigea en 1415 pour son monastère de Ryûtakuji, il enjoignait ses moines de méditer vingt-quatre heures sur vingt-quatre s'ils n'avaient rien d'autre à faire !


Jochû Tengin (1365-1437), Sekisô Enchû (mort en 1455); Taigan Sôbai (? - 1502), Kensô Jôshun ( ? - 1507), Jisan Yôkun (n.d.), DaichûReijô, 

Nan'ô Ryôkun, Daijû Ryûzon, Hôgan Zensatsu, Ryôzan Chôzen,

Kisshû Genshô, Kigai Mon'ô, Kanshû Taisatsu, Tensô Juntetsu, 

Kenkoku Keisatsu, Raiten Gensatsu, 

Kengan Zesatsu, Hôkoku Satsuyû, Rotei Shoshuku, Fuhô Tatsuden, Kachû Jakuchû,
Bunzan Kôrin, Daichû Bunki [Daichû Getsuzan], Chôko Bungei, Roshû Ezen, 

Reisai Emon, Tokuzui Tenrin, Shogaku Rinzui, Butsuzan Zuimyô (Machita),
Bukkan Myôkoku (Niwa) , Butsuan Emyô (Niwa),


Zuigaku Rempô (Niwa, 1905-1993).

Il succéda à Butsuan Emyô Niwa comme supérieur du temple de Tokei'in. Après avoir assumé le poste de vice-abbé, il devint en 1985 le 77e abbé du monastère d'Eiheiji, l'un des deux principaux temples de l'école sôtô. Il reçut alors le titre impérial de Jikô Enkai zenji ("Maître zen Lumière de Compassion, Océan de Plénitude"). Il est décédé en septembre 1993. Tetsuzan Gendô Niwa lui a succédé en 1986 comme supérieur de Tokei'in.Ses calligraphies sont réputées. Il les signait de divers noms de plume : Robai ("Le vieux prunier"), Baian ("L'ermitage au prunier") ou Baishian.

 


Gudô Wafu (Nishijma, 1919-2014) Roshi. 

Il naît en novembre 1919. En octobre 1940, il participe à une première retraite au temple de Daichûji sous la direction du maître zen Kôdô Sawaki (1888-1965). En décembre 1973, il reçoit l'ordination de Rempô Niwa puis sa transmission en décembre 1977. Il est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages dont, en anglais, How to practice zazen et To meet the real dragon. Il est décédé à Tôkyô le 28 janvier 2014. Nishijima Sensei est l'essaimeur de notre lignée en Occident.

Patriarches Occidentaux

Mike Chodo Cross

Disciple de Gudo Wafu Nishijima avec qui de longues années durant il travaille à la traduction du Shôbôgenzô , recueil fondamental et précieux des enseignements de Maître Dôgen légués au zen Sôtô, au bouddhisme zen et à l’humanité plus largement.

 

Pierre Taigu Tetsuten Sensei, né en 1964. 

descendant du lignage de nishijima vivant au Japon.

Massimiliano Federico Isaac Dainin-Jôkô Sensei , né le 18 juin 1976.

Fondateur de La Montagne Sans Sommet ; il commence à pratiquer le bouddhisme zen en 1996 recevant les premiers préceptes en Italie puis continue la pratique en arrivant en France dans l’Ecole Sôtô. La rencontre avec le zen Rinzai coréen (Chogye) et plus particulièrement de l’enseignement de Maitre Seung Sahn (Ecole Kwan Um) ainsi que la pratique de la voie des Kôan le meneront de longues années dans l’enseignement de cette lignée et particulièrement auprès des Maîtres zen BonYo et WuBong de qui il recevra l’ordination monastique, la charge d’enseignant de Dharma et la responsabilité d’abbé du temple Saja Hoo Soen Won de Paris. En 2010 il revient dans sans famille d’origine le zen Sôtô où il recevra à nouveau Tokudo, l’ordination monastique, par le Maître zen Katia Koren Robel au temple zen de la Gendronnière, temple Sôtô principal d’Europe. Entre 2007 et 2011 il est activement membre et administrateur de l’Union Bouddhiste de France au sein de laquelle il œuvre à l’implantation du Bouddhisme français.

Depuis 2013 il reçoit la formation intensive de préparation au Shiho, la Transmission de Maître zen par un lien fort avec Maître Taigu de qui il reçoit en 2014 Denpo, la succession dans la lignée des Patriarches. Il œuvre à transmettre un zen moderne et joyeux en harmonie avec notre culture occidentale ; un zen engagé et authentique, vivant, ouvert et créatif .

En mai 2017 il donne la transmission de Maître Zen à deux de ses disciples, Florence Ninzan Clery Sensei et Valérie Daihatsu Duvauchelle Sensei.

Ian Myozan Kodo Kilroy Sensei.

Descendant direct de Taigu Sensei, reçut la transmission de Maître en même temps que Federico Dainin Joko Sensei. Il dirige notre sangha d'Irlande.

 

David Taikyo Morgans Sensei.

Descendant direct de Taigu Sensei. Il dirige notre sangha d'Angleterre.

Valerie Dai Hatsu Duvauchelle Sensei.

Tenzo (maitre de cuisine) et disciple de Federico Dainin Jôkô Sensei. Elle enseigne particulièrement la Shojin-Ryori, et elle est la seule moniale zen en France à avoir pratiqué et reçu la transmission de cette tradition incontournable dans la pratique du zen Sôtô. Elle a pratiqué et étudié de longues années au Japon dans notre temple principal Soji-ji, et , côtoyant Koganeyama Roshi , elle découvre sa vocation de Tenzo.

Elle est à l'origine de La Cuisine de La Bienveillance, une école de transmission, d'ateliers, de formations et de pratique spirituelle de la nourriture. Sur la voie du goût silencieux elle honore cette pratique  si chère et précieuse  à notre réformateur Maitre Dogen auteur du très connu Tenzo-Kyokun, la transmission au maître de cuisine. Découvrez Daihatsu et son enseignement sur: www.lacuisinedelabienveillance.org

Florence Ninzan Cléry Sensei.

Disciple de Federico Dainin Jôkô Sensei. 

© 2023 par Sérénité. Créé avec Wix.com